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Choisir les chaises de terrasse d'un restaurant

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Choisir les chaises de terrasse d'un restaurant

Choisir les chaises de terrasse d’un restaurant revient à arbitrer entre cinq critères : le matériau (aluminium, résine tressée, teck ou polypropylène), l’empilabilité, la résistance aux UV et à la pluie, le confort d’assise et le style. La rotation réelle de votre terrasse tranche la plupart de ces choix avant même la question du budget.

Les quatre matériaux qui dominent la terrasse de restaurant

Aluminium, résine tressée, teck et polypropylène : quatre matériaux se partagent l’offre de chaises de terrasse pour la restauration. Chacun répond à une contrainte précise, du bistrot de centre-ville qui retourne ses assises quatre fois par service au restaurant de bord de mer battu par les embruns. Le bon arbitrage tient moins à la mode qu’à votre exploitation quotidienne.

Les distributeurs spécialisés CHR classent leurs chaises terrasses pour restaurants par matériau et par style, ce qui facilite la comparaison d’une assise empilable en plastique renforcé et d’un fauteuil lounge en fibre tressée sur un même critère de résistance. Chez ces revendeurs, le ticket d’entrée démarre autour de 33 € HT et dépasse 100 € HT pour les fauteuils les plus enveloppants, d’après les catalogues professionnels.

L’aluminium, léger et increvable

Une chaise de terrasse en aluminium coche presque toutes les cases d’un usage intensif. Le métal ne rouille pas, encaisse la corrosion saline et supporte les sorties et rentrées quotidiennes sans se voiler. Les fabricants de mobilier CHR le placent en tête pour les terrasses de bord de mer, où l’air chargé de sel dévore l’acier ordinaire en une saison.

Son poids joue aussi en sa faveur. Une assise aluminium pèse souvent entre 3 et 5 kilos, ce qui soulage le personnel qui plie la terrasse chaque soir. Le seul vrai bémol reste la chaleur : sous un soleil de plomb, une assise métallique nue devient brûlante, d’où l’intérêt d’un textilène tendu ou d’un coussin d’extérieur amovible.

La résine tressée et le rotin synthétique

La résine tressée habille les terrasses lounge et les apéritifs qui s’éternisent. Ce fil plastique tissé sur une armature aluminium imite le rotin naturel sans ses fragilités. Les catalogues CHR mettent en avant sa résistance aux UV, à la pluie et aux écarts de température, avec un entretien réduit à un coup d’éponge savonneuse.

Le rotin synthétique vieillit bien à une condition : viser une résine teintée dans la masse, pas simplement peinte en surface. Une teinte de surface s’écaille, une teinte dans la masse garde sa couleur plusieurs saisons. Pour un restaurant japonais qui cultive une ambiance épurée, les tons naturels de ce matériau s’accordent avec un décor de bois clair et de lignes sobres.

Le teck et les bois exotiques

Le teck apporte une chaleur qu’aucun plastique n’égale. Ce bois exotique dense contient une huile naturelle qui le protège de l’humidité, ce qui explique sa présence historique sur les ponts de bateau. Sur une terrasse, il impose toutefois une vraie discipline d’entretien.

Sans traitement, le teck grise en quelques mois. Les fabricants de saturateurs pour bois exotiques recommandent une huile de teck tous les six mois pour une terrasse et une fois par an pour du mobilier moins exposé. Ce calendrier pèse dans le calcul : une chaise de terrasse en bois coûte du temps de personnel là où une assise plastique se contente d’un rinçage rapide.

Le polypropylène, la référence du volume

Le polypropylène renforcé de fibre de verre s’est imposé comme le standard des grosses terrasses. Léger, entre 3 et 4,5 kilos selon les données des fabricants CHR, insensible à la rouille et décliné dans une large palette de couleurs, il combine prix serré et robustesse. C’est le matériau des enseignes qui équipent cinquante couverts d’un coup.

Sa limite tient au haut de gamme : le plastique reste lu comme un matériau économique. Un restaurant gastronomique lui préférera l’aluminium habillé ou le bois pour soigner son image, quand une brasserie à fort débit y verra le meilleur rapport résistance-prix du marché.

Chaises de terrasse en aluminium et polypropylène alignées devant la façade d’un restaurant

MatériauRésistance intempériesEntretienPoids indicatifUsage type
AluminiumExcellente, anticorrosionChiffon humide3 à 5 kgBord de mer, usage intensif
Résine tresséeTrès bonne (UV, pluie)Éponge savonneuse4 à 6 kgTerrasse lounge, apéritif
TeckBonne si huiléHuile tous les 6 mois5 à 7 kgRestaurant haut de gamme
PolypropylèneBonne, anti-UVRinçage à l’eau3 à 4,5 kgGrande terrasse, fort débit

L’empilabilité, le critère qui rythme le service

L’empilabilité des chaises de terrasse décide de la fluidité du service et du rangement. Un café de centre-ville retourne ses assises jusqu’à quatre fois par service, selon les usages relevés par les distributeurs CHR. Des chaises qui s’empilent par dix libèrent l’espace de stockage et accélèrent le pliage du soir.

Vérifiez deux points concrets avant de commander. D’abord la hauteur de pile : dix chaises empilées doivent rester manipulables par une seule personne. Ensuite les patins : des embouts qui protègent l’assise du dessous évitent les rayures qui, cumulées, vieillissent une terrasse en une saison.

Toutes les assises ne s’empilent pas. Les fauteuils lounge et les modèles à accoudoirs enveloppants sacrifient l’empilabilité au confort. Ce compromis se pense en amont : une terrasse à forte rotation privilégie l’empilable, un espace lounge assume des assises fixes plus volumineuses et plus rares à ranger.

La légèreté cache aussi un piège. Trop légère, une chaise s’envole au premier coup de vent et devient un danger pour les passants. Les terrasses exposées misent alors sur des piètements lestés ou des structures plus massives, quitte à sacrifier un peu de maniabilité. L’aluminium injecté et le polypropylène chargé de fibre de verre trouvent ici un bon équilibre entre facilité de rangement et stabilité au sol.

Résistance aux UV, à la pluie et au gel

Une terrasse de restaurant exposée plein sud inflige à ses chaises un stress permanent : rayons UV qui délavent les couleurs, pluie qui stagne, gel qui fend les matières poreuses. La résistance aux UV sert de premier filtre. Les professionnels CHR conseillent d’exiger une garantie anti-UV d’au moins trois ans, faute de quoi les teintes vives virent au terne dès la première saison.

La pluie départage les matériaux ajourés et pleins. Une assise perforée ou tressée laisse l’eau s’écouler, un plateau plein retient les flaques. Le gel, lui, attaque surtout les résines bas de gamme non traitées, qui deviennent cassantes sous zéro. L’aluminium et le polypropylène de qualité passent l’hiver dehors sans dommage, à condition de les couvrir ou de les rentrer lors des épisodes les plus rudes.

Le rangement hivernal prolonge la vie du parc. Rentrer ou bâcher les assises entre novembre et mars épargne aux matériaux les cycles de gel et de dégel qui fatiguent les fixations. Un local de stockage sec, même exigu, se rentabilise vite : il retarde le remplacement des chaises de plusieurs saisons et limite la casse liée aux tempêtes hivernales.

Le confort d’assise, un levier de rotation des tables

Le confort d’une chaise de terrasse se mesure autant qu’il se ressent. Pour une table haute de 75 centimètres, hauteur standard en restauration, l’assise doit se situer entre 43 et 48 centimètres, avec 45 centimètres comme repère courant. Ce calage laisse 25 à 30 centimètres de dégagement pour les jambes, d’après les repères d’ergonomie du mobilier d’assise.

Un dossier légèrement incliné soutient le dos sur un dîner qui s’étire. Une profondeur d’assise trop courte fait glisser le client, trop longue elle comprime l’arrière des genoux. Ce détail a un impact commercial direct : une assise inconfortable écourte le repas et rogne le ticket moyen, quand une chaise agréable retient le client pour un café ou un dessert de plus.

Terrasse de restaurant ombragée avec chaises confortables et tables dressées prêtes pour le service

Le style, prolongement de l’identité du restaurant

Une chaise n’est pas qu’un siège, c’est un signal envoyé au passant. La chaise bistrot en rotin tressé évoque le café parisien depuis plus d’un siècle, l’assise coque colorée signe une adresse contemporaine, le bois nu pose une ambiance naturelle. Pour un restaurant japonais, la cohérence prime : des lignes épurées, des tons sobres et des matières naturelles prolongent la philosophie d’une table japonaise soignée.

Le mobilier de terrasse façonne la première impression, avant même la carte. Un décor extérieur maîtrisé rassure sur l’exigence en cuisine, un principe que confirme l’attention portée à l’accueil et à l’étiquette dans la restauration japonaise. Accorder la couleur des assises à la façade et à l’enseigne crée une image nette, lisible depuis le trottoir d’en face.

Chaises bistrot en rotin synthétique sur une terrasse de restaurant au style épuré

Combien investir et quelle norme exiger

Le budget d’équipement d’une terrasse d’un restaurant se calcule au couvert. Comptez de 33 € HT pour une chaise polypropylène d’entrée de gamme à plus de 100 € HT pour un fauteuil lounge habillé, selon les catalogues des distributeurs CHR. Sur une terrasse de quarante couverts, l’écart entre les deux extrêmes dépasse vite plusieurs milliers d’euros.

Raisonnez en coût sur la durée, pas seulement au prix d’étiquette. Une assise à 35 € HT remplacée tous les deux ans revient plus cher qu’un modèle à 60 € HT qui tient cinq saisons. Ajoutez le temps d’entretien : le teck mobilise du personnel deux fois par an, l’aluminium presque jamais. Ce coût complet, achat plus entretien plus renouvellement, départage souvent deux devis qui semblaient proches sur la seule première ligne.

Au-delà du prix, un critère technique protège l’exploitant : la conformité. Les chaises de terrasse à usage professionnel relèvent de la norme NF EN 16139, publiée par l’AFNOR, qui fixe les exigences de résistance, de durabilité et de sécurité des sièges à usage collectif pour des adultes jusqu’à 110 kilos. Elle définit deux niveaux de sévérité, le niveau 2 correspondant à l’usage le plus intensif. Exiger ce niveau évite de racheter tout un parc au bout d’une saison, un calcul que connaissent bien les enseignes de restauration qui montent en puissance.

Prochaine étape avant de commander

Prochaine étape : mesurez votre terrasse, comptez les couverts réels et estimez le nombre de retournements par service. Ces trois chiffres orientent le choix du matériau et de l’empilabilité mieux qu’un coup de cœur en showroom. Un test grandeur nature de deux ou trois modèles sur un week-end d’affluence tranche les derniers doutes. L’aménagement d’une terrasse s’inscrit d’ailleurs dans un secteur en pleine expansion, y compris dans les villes moyennes où la restauration japonaise recrute.